A la faveur de la loi NOTRe, en Île-de-France, l’opportunité existe pour les établissements publics territoriaux de décider avant le 31 décembre 2017 de ne pas adhérer (pour une partie ou la totalité de leur périmètre) au SEDIF et de  permettre ainsi à un grand nombre de communes de travailler pendant les 5 années à venir à une ou à des alternatives de  régie-s publique-s de l’eau. Celles-ci permettraient de rompre avec Veolia qui explose sa rémunération au SEDIF, comme le souligne un avis récent de la cour des comptes, de rompre aussi avec une entreprise éclaboussée régulièrement par les scandales politico-financiers et qui n’hésite pas à enfreindre la loi en coupant l’eau aux usagers en difficultés financières.

Un peu partout et particulièrement dans les trois territoires Grand Orly-Seine-Bièvre, Est Ensemble et Plaine Commune de nombreux élus et collectifs citoyens font valoir que
l’alternative publique constitue une possibilité de faire baisser le prix de l’eau,  d’améliorer la qualité de celle-ci et de mettre en œuvre de véritables cercles vertueux  du point de vue de la protection des écosystèmes, de développer la citoyenneté autour de ce bien commun qui ne peut pas être traité comme une marchandise. Cela permettrait enfin de tenir des engagements électoraux et de donner des garanties à nos concitoyens qui s’interrogent  sur les liens entre les multinationales de l’eau, des déchets, des médicaments, de l’agroalimentaire et le monde politique.

Nous, élus municipaux d’Île-de-France et grands électeurs aux sénatoriales, disons simplement et fermement qu’il ne peut être question pour nous de voter pour des listes ou des candidat-es qui ne prendraient pas publiquement et clairement l’engagement d’agir pour que concrètement dans leurs communes ou territoires, l’eau soit enfin gérée de façon publique .
C’est pour nous une position qui vise à à redonner du sens et du crédit à l’action des élus.