Pas de doute : dès le 12 septembre, nous avons vécu une première journée du niveau de celles du printemps 2016. Même le gouvernement, en ergotant sur les chiffres, finit par reconnaître une participation égale à la première manifestation en mars 2016 !

Un mouvement puissant peut se développer. L’entrée en lutte possible des étudiants et lycéens, directement menacés par le même train de décisions qui visent à nous rendre tous plus dépendants du « marché du travail », la participation de syndicalistes CFDT, FO, CFTC, malgré les positions officielles nationales, tout comme la mobilisation inhabituelle de la CGC, témoignent des potentialités de la confrontation qui s’amorce. Le 21 septembre, il faut amplifier le mouvement à la veille du dépôt des ordonnances par le gouvernement.

Ces ordonnances feraient disparaître toute présence de syndicalisme dans les PME et donc priveraient de droits démocratiques élémentaires plus de 50 % des salarié-es du privé ; elles ramèneraient à encore plus de précarité l’emploi des femmes ; elles ruineraient la possibilité syndicale de veiller aux conditions de sécurité et de santé au travail.

La bataille est engagée, sur les ordonnances. Elle peut paralyser la politique du « choc » que cherche ce gouvernement qui veut étouffer les réactions populaires sous le nombre des projets.

C’est aussi pour ces raisons qu’il manifester massivement le samedi 23 septembre, à l’appel de la France Insoumise, pour poursuivre et amplifier la dynamique qui se dessine.
L’objectif doit être de construire, dans la durée, un mouvement « Tous ensemble », par les manifestations, les grèves, capable de bloquer l’offensive du gouvernement qui s’attaque aussi au logement social, comme aux retraités, aux finances des collectivités locales, à la SNCF….

Le succès du 21, celui du 23, auront un rôle décisif pour combattre aussi tous les autres mauvais coups de cette droite au gouvernement.

De même qu’il faut relayer et aller manifester avec les retraités le 28 septembre et avec les fonctionnaires le 10 octobre. Les luttes doivent converger pour lutter contre ce gouvernement qui rêve de supprime les acquis, NOS acquis.