Soutenons le droit à l’indépendance de la Kanaky contre le colonialisme et le racisme

Depuis plus de 160 ans le peuple Kanak est colonisé par la France, qui a perpétré contre lui d’innombrables
massacres. Il n’a cessé depuis de se battre pour redevenir un peuple libre et maître de son destin. Les formes
de la résistance ont varié mais celle-ci n’a jamais cessé : des insurrections de 1878 à celle de 1917, du refus de la
conscription lors de la première guerre mondiale à l’occupation de la grotte d’Ouvéa en 1988, des manifestations
pacifiques aux occupations de mairies ou d’autres édifices publics. Pour le peuple Kanak la colonisation
c’est la spoliation des terres, la mise en minorité organisée sur sa propre terre, et une situation où dans tous
les domaines – salaires, emploi, niveau de vie, logement, santé, éducation… – les Kanak subissent oppression
et exploitation, racisme et discriminations.

Après plus d’un siècle et demi de lutte, le peuple Kanak a imposé par sa lutte la reconnaissance de son droit
à l’autodétermination. Un référendum se tiendra le 4 novembre prochain qui décidera du sort à court terme
du peuple Kanak. L’ampleur des enjeux économiques et géostratégiques pour la France font craindre toutes
les manipulations. Le long conflit sur l’élaboration des listes électorales du référendum en témoigne, plus de
19 000 Kanak ne sont pas inscrits, plusieurs milliers d’inscriptions frauduleuses, en plus d’une double
modification de la loi permettant l’ouverture du corps électoral à de nouvelles catégories de personnes non
citoyennes.

Car la France coloniale fera tout pour préserver ses intérêts économiques (40% des réserves mondiales de
nickel) et son rang de puissance militaire qui renforce sa présence dans le Pacifique Sud.

Les anticolonialistes, progressistes, antiracistes de France et plus largement tous ceux qui refusent d’abandonner
le combat pour le droit des peuples sont concernés. Refuser de s’habituer à l’inacceptable parce qu’il
dure est une nécessité. N’oublions pas qu’un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre.
A la veille du référendum, il est urgent d’entendre les organisations indépendantistes kanak.

MERCREDI 19 SEPTEMBRE 2018 à 19 HEURES

BOURSE DU TRAVAIL
SALLE AMBROISE CROIZAT

3 rue du Château d’eau Paris 10ème

Intervenants
André FOREST, président de l’USTKE
Roch HAOCAS, USTKE et Parti travailliste
Bernard ALLETON, Collectif Solidarité Kanaky
Saïd BOUAMAMA, FUIQP
Virginie DUVAL, Survie

En présence des organisations indépendantistes kanak, USTKE (Union syndicale des travailleurs
kanak et des exploités) , Parti travailliste, MJKF (Mouvement des jeunes kanak en France)

Organisé par le Collectif Ni guerres ni état de guerre, le Collectif Solidarité Kanaky, le FUIQP (Front uni des immigrations
et des quartiers populaires), la Ligue Panafricaine-UMOJA Section France, le PIR (Parti des Indigènes de la République), Sortir du colonialisme, Survie, l’UJFP (Union juive française pour la paix), avec le soutien de l’AFAPREDESA (Association des Familles des Prisionniers et Disparus Sahraouis) l’AFASPA95 (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), d’Alternative libertaire, la CNT, d’Ensemble, de la FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou·te·s les Immigré·e·s), du NPA, de la PSNSE (Plateforme des syndicats des nations sans état) et de l’Union syndicale Solidaires.

VIVE LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK