Education dans le 93, ou la politique de la corde coupée

Par Etienne Penissat, sociologue et parent d’élève à Saint-Denis Simon Duteil, enseignant au collège Elsa-Triolet et parent d’élève à Saint-Denis Zélia Molinari, enseignante au collège Elsa-Triolet et Cédric Hugrée, sociologue.

Après l’agression d’une enseignante à Saint-Denis, une réponse uniquement sécuritaire est vouée à l’échec. En Seine-Saint-Denis, le service public d’éducation souffre avant tout d’un manque structurel de moyens.

Les médias se sont largement fait l’écho d’un incident grave survenu au collège Elsa-Triolet, jeudi, à Saint-Denis : un adolescent, après avoir escaladé la grille du collège pour s’introduire dans une classe, a braqué une enseignante avec un pistolet factice en tirant à plusieurs reprises des billes en direction de son visage. Heureusement, elle a pu se protéger et ne pas être blessée. Légitimement, cet événement a provoqué un effet de sidération. Le lendemain, les personnels du collège ont décidé d’arrêter le travail. Comment peut-on en arriver là ? Lire la suite.