A L’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, il est utile de rappeler, certains faits dans bien ancrés dans la réalité du pays.

Un rapport de SOS Homophobie révélé cette semaine recense 1634 actes contre les communautés LGBTI (lesbienne, gay, bi, trans et intersexes) en 2018.
La même année, les infractions homophobes étaient en hausse de 34,3 % et Les plaintes pour homophobie en hausse par rapport à 2017

Le rapport souligne une augmentation importe de la lesbophobie, de l’ordre de 42 %, ainsi « de l’insulte à l’agression physique, tous les actes lesbophobes ont augmenté de manière spectaculaire »

Par ailleurs, alors que l’on assiste à une récupération du combat contre les LGBTIphobies à des fins racistes, une étude inédite de la Fondation Jean Jaures , de l’IFOP avec la DILCRAH, rendue publique elle aussi cette semaine s’est attachée à définir le portrait-robot des agresseurs des communautés LGBTI.

Les résultats confirment ce que nous disions déjà à savoir que « si une personne LGBTI sur six interrogée confie avoir été agressé récemment, au sein d’un panel de 1 229 personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres » concernant les agresseurs, «  les victimes mentionnent en premier lieu son sexe (masculin à 78 %), son comportement (vulgaire, agressif, voyou…), puis certaines caractéristiques physiques, comme sa taille et sa corpulence. La couleur de peau et la description de l’origine ethnique supposée n’arrivent spontanément qu’en sixième et septième positions : 2 % évoquent alors une personne de couleur noire, 4 % de couleur blanche, 6 % une personne arabe ou maghrébine. »

Aussi, de l’aveu même de Flora Bolter de la Fondation Jean Jaurès « Ces descriptions vont à rebours d’un discours complètement délirant, qui a cours aujourd’hui, tendant à faire croire que les agressions seraient le fait de groupes ethniques spécifiques ». Oui les LGBTIphobies sont partout et il faut les combattre, partout, sans relâche.

Ce sur quoi nous devons être vigilants et apporter un accompagnement aux victimes concerne notamment les tendances suicidaires chez les victimes : « 60 % des LGBTI ayant été agressés physiquement reconnaissent avoir eu, au cours des douze derniers mois, une pensée suicidaire, et parmi eux un sur deux a tenté de mettre fin à ses jours. La prévalence au suicide chez l’ensemble des LGBTI atteint 23 %, contre 4,7 % dans la population générale, selon les données de Santé publique France. »

Comme lors d’autres agressions les plaintes sont trop peu nombreuses, de l’ordre de 20 % des personnes agressées, nous devons aider à la libération de la parole.

Concernant les actions à mener localement, la ville à été la première à organiser une journée contre les LGBTIphobies dans une ville populaire, le 13 octobre 2018.

Un travail est mené avec une association de défense des personnes transgenres afin de faciliter le changement d’état civil.

Un travail est en cours pour sensibiliser les personnels aux LGBTIphobies sur le lieu de travail.

Nous devons amplifier ces actions et redire haut et fort que nous combattrons toutes les discriminations avec la même force.

Nous appelons par ailleurs le plus grand nombre à participer à la marche des fiertés, organisée par un collectif d’associations, et soutenue par la ville, qui se tiendra le 9 juin prochain, à Saint-Denis.