Un accueil de jour pour migrants vient d’être inauguré sur la ville de Saint-Denis, à proximité immédiate de la porte de la Chapelle.

Si l’on peut se féliciter de l’existence d’un tel équipement, il nous faut souligner ses limites.

Cet équipement cofinancé par les villes de Saint-Denis et Paris à hauteur de 200 000 euros, est provisoire. Il est prévu que cet espace ferme fin août 2019.  Que se passera-t-il après ?

Cet accueil de jour ne permet pour le moment que l’accueil simultané de 60/70 personnes soit moins de la moitié des personnes vivant dans des conditions indignes sur la Plaine Saint Denis.

Le lieu est géré par l’Armée du Salut. Quelle prise en charge sur place des personnes migrantes ? Quel suivi administratif, quels moyens ?

Par ailleurs, tout cela ne règle pas la question cruciale qui est celle de l’accueil de nuit.

En effet, près de 200 personnes dorment sur la couverture de l’autoroute et à proximité du périphérique, dans des conditions inacceptables et dangereuses pour leurs vies et leur santé.

Pour ces personnes, rien n’est prévu, aucun lieu pour être accueillis la nuit.

Avec l’été, les conditions d’hygiène et sanitaires, vont se détériorer.

L’accueil de jour n’est pas à la hauteur des enjeux. Aussi il faut que la ville installe rapidement des équipements à proximité des migrants, comme le demande le collectif solidarité migrants Wilson (eau, toilettes).

Aussi, nous demandons que soit étudiée rapidement la réquisition d’un bâtiment par la Ville dans lequel les migrants pourraient dormir et se reposer la nuit en attendant qu’une solution soit trouvée par l’Etat sur lequel il est nécessaire d’accentuer la pression.

Nous avons toutes et tous une responsabilité et nous devons créer, à l’échelle de la ville, les conditions de la solidarité.