Nous appelons au rassemblement en mémoire de Leila décédée à Saint Denis le 2 juillet dernier.

Une procédure judiciaire est en cours afin d’établir les circonstances exactes de ce drame dans un contexte plus qu’alarmant.

Plus de 70 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons depuis le début de l’année.

Cela est d’autant plus insupportable que tout le montre l’insuffisance de la prise en compte des violences faites aux femmes.

Concernant les moyens alloues, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes estime qu’il est nécessaire de débloquer 503 millions d’euros par an la prise en charge des femmes victimes de violences, leur suivi, leur mise à l’abri.

Aujourd’hui seuls 80 millions d’euros sont mis à disposition notamment des associations qui œuvrent dans ce champ.

Par ailleurs, l’accueil dans les commissariats est trop souvent décrié, beaucoup de femmes disent être orientées vers le dépôt d’une main courante plutôt qu’une plainte.

Un.e intervenant.e social au sein du commissariat est la personne privilégiées pour recevoir ces femmes en parallèle d’une réelle formation des forces de police.

Des moyens doivent également être alloués à la justice dans le département. Nous savons que la justice est sinistrée y compris quand il est question de la vie de femmes menacées par leurs conjoints.

La prévention est un des axes majeurs pour lutter contre ces meurtres à répétition.

Associations, police, justice, élu.e.s locaux.ales, tou.te.s doivent avoir les moyens d’agir.

Il faut rendre obligatoire la sensibilisation à l’égalité filles garçons et femmes hommes à l’école : primaire, collèges, lycées. L’Etat doit mettre les moyens. La ville prend déjà sa part mais devant ces situations, il est nécessaire d’envisager de franchir une étape supplémentaire dans la prise en charge de ces questions.

Plus aucune femme ne doit mourir sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, les féminicides ne sont pas une fatalité.