Alors que nous approchons du 8 mars et à l’heure de METOO, il est regrettable de constater que vous n’avez pas répondu au mail du 1/11 concernant le courrier de Lynda Fekiri agente de la DTP faisant état de harcèlement moral et sexiste de la parti du responsable de la police municipale.

Comment lutter contre les violences faites aux femmes si les administrations continuent à invisibiliser les plaintes des femmes,

Ces femmes qui tentent de briser l’omerta, qui sont difficilement entendues, rarement crues et pas souvent soutenues par leur hiérarchie. Les rapports sociaux et de genre entre les femmes et les hommes principalement dans le cadre du travail sont difficiles à appréhender. Quand allons nous envisager que la violence n’est pas envisagée comme un épiphénomène, mais bien comme une dimension structurante des rapports de genre, puisque les violences sexistes sont essentiellement commises par des hommes.

Pour rappel l’administration est tenue de protéger les victimes de harcèlement sexuel et moral et doit prendre des mesures pour que le harceleur cesse ses agissements, C’est ce qu’on appelle l’obligation de réaction. Même si pour l’heure la seule réponse de l’administration est de proposer une mutation pour une protection et surtout dans l’intérêt du service. On peut entrevoir l’hypocrisie quand au traitement des ces questions.

Il y a aussi une obligation d’enquête. A ce stade qu’en est-il ? Est-ce qu’une enquête sérieuse, objective et impartiale a été menée ?

Et enfin si l’enquête a été menée, quelles en sont les conclusions ?

Il n’est pas envisageable que notre ville affiche une volonté de lutter contre les violences faites aux femmes et qu’elle ne soit pas à même de formuler un début de réponse quand elle est interpellée sur cette question par une agent de la ville.

Cette question devait être posée. Cependant comme des élu-es de la majorité ont également interpellé, il aurai été redondant de reposer cette question dans les mêmes termes.

Madjid Messaoudene