Empêcher le drame social que provoque le confinement doit être prioritaire. La lutte contre le covid-19 ne doit pas se traduire par le creusement des inégalités et de la pauvreté. A ce jour, les mesures annoncées par le gouvernement ne sont pas à la hauteur. Ceux et celles qui sont en chômage partiel vont malgré tout perdre plusieurs centaines d’euros par mois. Les quelques mesures annoncées par Macron pour les allocataires APL et les familles au RSA ne concerneront que peu de personnes et ne seront versées que mi-mai. Et c’est sans compter ceux et celles qui ont perdu leur emploi, les intérimaires et les CDD qui ne sont pas reconduits et tous ceux et celles qui, sans-abris ou sans-papiers, se retrouvent encore plus en difficulté. A Saint-Denis, on le constate tous les jours : le nombre de familles qui n’arrivent tout simplement plus à se nourrir augmente fortement.
Payer son loyer est aujourd’hui la principale charge pour les familles. Beaucoup de locataires ne vont plus pouvoir payer ou alors le faire au détriment de leur survie (alimentation, soin). Les mesures prises par certains bailleurs sociaux du département sont insuffisantes pour faire face à la crise.
Le groupe des élu-es REVE-Insoumis soutient donc l’appel lancé par les amicales de locataires du 93 qui exigent la suspension de la perception des loyers et des charges, des facilités d’échelonnement et la levée des sanctions pour les familles en difficulté financière, l’arrêt des expulsions, l’application de loi de réquisition. Ces mesures doivent être garantie par l’Etat en donnant aux bailleurs les moyens de cette politique en mettant en place un fond d’indemnisation.