Les problèmes liés à la gestion des foyers de travailleurs migrants ne sont pas une nouveauté et cette crise sanitaire aggrave encore plus la situation.
Le confinement et les gestes barrières sont quasi-impossible à respecter, rien n’est organisé par Adoma : pas de distribution de masque ni de gel hydroalcoolique comme l’exige pourtant l’arrêté pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour ces établissements. La suroccupation et la vétusté des chambres, des sanitaires collectifs, un habitat dégradé, aucune mesures de protection, des règles abusives et infantilisantes auxquelles sont soumis les résidents sont des facteurs de propagation du virus. Sans compter le fait que les résidents les plus âgés des foyers, notamment, ont des facteurs de comorbidité plus élevés du fait des professions exercées et des conditions de vie.
Adoma est défaillant sur l’accompagnement des personnes vieillissantes et isolées.
Adoma a abandonné les résidents qui aujourd’hui vivent dans  l’insécurité et ne peuvent faire valoir leurs droits. Il doit assumer toutes ses responsabilités de propriétaire, tant dans l’entretien de son patrimoine immobilier, en particulier de ce foyer, vétuste et qui doit être détruit, que pour le relogement de ses locataires et la sécurité du foyer.
Rappelons que ce foyer est également un CHU ( Centre d’hébergement d’urgence) qui accueille des réfugiés, des demandeurs d asile… ) et de fait de la responsabilité du préfet donc de l’Etat.
Le groupe REVE-Insoumis demande que  les représentants élus des résidents soient reconnus et respectés et qu’ils aient un interlocuteur référent avec qui dialoguer dès maintenant.
La mise en place urgente des mesures de protections pour les résidents (masques, gants, gel en grand nombre, nettoyage 7j / 7 et désinfections régulières des parties communes, numéros d’appel pour ceux qui n’ont pas de médecin traitant, solutions de confinement et d’isolement accompagné pour les malades…).
Nous demandons à Adoma de suspendre immédiatement le paiement des redevances, revues à la baisse pour tous et particulièrement pour ceux qui sont privés de revenus.