Les élu-es municipaux de Saint-Denis membres du groupe REVE-Insoumis saluent la première victoire enregistrée dans la lutte contre l’échangeur Pleyel.

C’est d’abord la victoire de la mobilisation et de l’expertise citoyennes des habitant-es et notamment des parents d’élèves du quartier, qui depuis des mois dénoncent avec détermination et documentent avec rigueur la dangerosité de ce projet d’échangeur dont l’une des caractéristiques serait d’encercler le groupe scolaire Anatole France dans un triangle de haute pollution.

Face au mépris de l’État et de ses officines et face à l’accompagnement docile de trop nombreux élu-es du territoire, le collectif militant de Pleyel avait décidé d’engager une procédure en justice.

Plusieurs élus du groupe REVE-Insoumis, dont Bally Bagayoko, solidaire depuis le début de cette mobilisation, se sont joints comme co-requérants à cette démarche.

Le cabinet d’avocats sollicité pour accompagner cette nouvelle étape de la lutte vient de communiquer que :

« La Cour administrative d’appel de Paris vient de nous transmettre l’ordonnance rendue ce jour par le juge des référés s’agissant de notre demande de suspension de la décision de la Préfecture déclarant d’intérêt général les travaux d’aménagement du projet d’échangeur : le juge a accueilli notre demande et a suspendu la décision ! (… ) Le juge a relevé qu’au moins deux arguments étaient de nature à remettre en cause la légalité de la décision de la Préfecture :

  • Irrégularité de la procédure de concertation du public : méconnaissance du droit du public d’accéder à des informations suffisantes et pertinentes dans l’hypothèse où la cohérence d’ensemble des différents projets d’aménagement en cours n’a pas été prise en compte (inclusion dans le périmètre des JO) ;
  • Erreur manifeste d’appréciation compte-tenu des conséquences sanitaires négatives du projet et de son impact sur la dégradation de la qualité de l’air au niveau des sites sensibles.

La Cour administrative d’appel de Paris sera amenée à statuer définitivement sur l’arrêté préfectoral contesté dans plusieurs mois. Dans l’attente, sauf à ce que les Ministères concernés se pourvoient devant le Conseil d’État, ce qui est envisageable, les travaux ne pourront pas débuter. »

Cette première victoire est un encouragement à rester mobilisé·es.

Il est maintenant indispensable que toutes les parties concernées travaillent sincèrement avec la population sur la base du projet alternatif envisagé par les habitant-es eux-mêmes.

Nous assurons tou·te·s les habitant-es du quartier Pleyel et plus largement, tou·te·s les citoyen·nes de Saint-Denis solidaires de cette lutte, de notre détermination à la poursuivre à leurs côtés.