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Election municipale

By | juin 15th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Fin de partie à Saint-Denis ? Non, impératif nouveau départ !


« Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux. » Gandhi
Nous sommes le vendredi 5 juin, plus personne n’ignore que les négociations entre les listes conduites par Bally Bagoyoko et Laurent Russier, en vue d’une fusion pour le deuxième tour de l’élection municipale à Saint-Denis, ont échoué. Plus personne ? Pas si sûr, car à part un média local et deux régionaux, cet évènement ne semble pas intéresser la presse. Une fois de plus notre ville peine à s’extraire des rubriques faits divers où elle est cantonnée à longueur de colonnes. Saint-Denis, c’est 120 000 habitant·es. Saint-Denis, c’est une ville monde où les premiers de corvée sont encore largement majoritaires. Saint-Denis, c’est sans doute la dernière commune de la petite couronne où gentrification et spéculation immobilière sont (étaient ?…) contrariées. Comme tous les habitants de cette ville, on a cessé d’être surpris par cette indifférence, mais comme tous les habitants on refuse de s’y résoudre.
Nous sommes le vendredi 5 juin, et, trois jours après la déflagration politique, la poussière n’en finit pas de retomber. Elle pique les yeux et racle la gorge. Difficile d’y voir clair, douloureux de parler. Cette poussière est constituée de nuages de posts et autres contre-tweets. Il s’y trouve des bouts de vérités, des quantités de mensonges plus ou moins fébriles, des beaucoup d’approximations allant du complotisme routinier à la fantaisie pittoresque.
D’aucuns jugeront que nous ne ferons qu’ajouter au bordel ambiant. Tant pis. Si, nous nous exprimons ici en nos noms personnels, il n’en demeure pas moins que mandatés comme négociateurs par la liste « Saint-Denis en commun » emmenée par Bally Bagayoko, nous savons ce que nous avons vu et entendu. Nous avons suivi d’on ne peut plus près, vécu de l’intérieur et agi directement sur l’ensemble du processus. À ce titre nous estimons devoir quelques explications à qui voudra bien les entendre.
Autodéfense d’une commune populaire face à l’épidémie
Les réunions de travail en vue de construire un accord de second tour entre nos deux listes se sont déroulées dans un contexte très particulier, celui d’un déconfinement progressif et non encore achevé après deux mois d’une épidémie dramatique qui a bouleversé en profondeur le monde et notre ville.
Cette épidémie a jeté une lumière crue sur les dégâts causés par le néolibéralisme à l’oeuvre au sommet de l’État depuis plusieurs décennies. L’épidémie nous a profondément frappé·es, individuellement et collectivement, tandis que l’État néo-libéral a montré jusqu’à l’absurde et l’abject, à quel point il est au service des profits avant d’être au service de nos vies. De ce point de vue, Saint-Denis comme tous les territoires similaires, a connu une double catastrophe.
A Saint-Denis cela faisait des années que nous étions plutôt bien placés pour savoir ce qu’était un État démissionnaire. Et c’est peut-être pour cela que l’autodéfense collective face à l’épidémie et à ses conséquences s’est aussi rapidement et efficacement constituée. Cette autodéfense populaire, actualisée par mille astuces et inventions solidaires a été le fait de nombreux protagonistes, des bénévoles associatifs aux agents territoriaux. Les militant·es, et notamment celles et ceux engagé·es dans les campagnes de Laurent Russier et Bally Bagayoko, s’y sont tout naturellement retrouvé-es. C’est important pour comprendre la suite.
En effet, si ce moment a été celui de l’épidémie, il a également été, incidemment celui du plus long entre-deux tours de l’histoire. Dans cette période, un des points communs entre les militant-es de « Vivons Saint-Denis en grand » et de « Saint-Denis en commun » a été de mettre vraiment entre parenthèse la campagne électorale. C’est qu’il était impératif de consacrer toutes nos forces à la solidarité concrète exigée par la double catastrophe. De cette expérience pratique partagée est née une évidence : ce coude à coude face au drame nous rapproche. Il nous oblige. La perspective d’une fusion de nos listes, envisagée avant l’épidémie, n’en est rendue que plus évidente. Et cela d’abord pour une raison : le projet politique partagé par la liste fusionnée ne pourra pas, dans un tel contexte, être une simple addition plus ou moins bancale. Ce projet sera nécessairement lui aussi une fusion.
Négocier n’est pas jouer
C’est donc dans cet état d’esprit que nous abordons les discussions avec les représentant·es de « Vivons Saint-Denis en grand ». Il apparaît rapidement que cette façon d’envisager les choses est largement partagée. La conséquence immédiate n’est paradoxale qu’en apparence : être à la hauteur exige de prendre du temps. Cette fusion programmatique demande plus de travail qu’un accord politicien vite torché sur un coin de table. Pourtant, dès le dimanche 31, l’objectif est atteint. Le protocole d’accord, tant sur le fond que sur la forme, est acté.
S’agissant du fond, c’est à dire du programme, on se reportera d’ici peu à la publication dudit protocole. Publication rendue d’autant plus nécessaire que l’on sait désormais que Laurent Russier proclame qu’il entend appliquer ce programme… sans nous. Ce sera une bonne nouvelle pour les habitant·es si les actes prennent effectivement le relai des mots. Pour autant, chacun.e comprendra que, vu les circonstances, ces promesses risquent fort de s’avérer malheureusement insuffisantes à mobiliser les militant-es et électeurs/trices de Saint-Denis en commun. Bref, au moins peut-on affirmer ceci : on jugera sur pièces et avec zèle dès le 29 juin, au cas où…
S’agissant de la forme, c’est à dire de ce que les journalistes ne peuvent s’empêcher de nommer, souvent à raison « la tambouille », ou dans le meilleur des cas « la cuisine », bref la répartition des postes, on retiendra deux choses. La première c’est que nous sommes tombés d’accord sur une clef de répartition on ne peut plus raisonnable et démocratique : la proportionnelle basée sur les résultats respectifs des deux listes au premier tour. La seconde c’est que plus on a d’élu·es plus on dispose de « positions » permettant de suivre, d’ajuster et surtout de garantir l’exécution effective d’un projet.
Un accord gagnants-gagnants d’abord pour les habitant-es
L’accord est tellement acté que la liste est même baptisée, d’un commun accord, « Vivons Saint-Denis en commun ».
L’accord est tellement acté que les deux équipes rédigent même, conjointement, une déclaration commune (lire en annexe). Techniquement, cette déclaration a été rédigée à quatre : deux représentants de l’équipe Russier, nous deux pour l’équipe de Saint-Denis en commun. Pour la petite histoire, assiste également à cette réunion de travail une des futur·es démissionnaires de notre liste. Elle y manifeste une approbation sans réserve des travaux réalisés. Quoi qu’il en soit nous pouvons donc témoigner directement de l’excellente et studieuse ambiance qui a caractérisé cet exercice. En sortant, nous nous faisons même la remarque que cela est de bonne augure pour la campagne unifiée qui nous attend.
L’accord est tellement acté que, pour ce qui est des négociateurs, tout le monde se déclare satisfait et soulagé. 
À cette étape, cela ne fait aucun doute : cette satisfaction tient d’abord à ce que chacun est pleinement conscient de l’enjeu véritable. Non pas « battre le PS », cela n’étant que le moyen de nos fins, mais bien proposer un projet au service de la protection et de l’autodéfense des habitant·es face à la crise… et à la hauteur de celle-ci.
On va le répéter encore : l’accord est acté, à tout point de vue. Pourquoi insister là-dessus ? Parce que cela implique que les évènements qui vont suivre relèvent de l’irresponsabilité totale.
Premier coup de tonnerre dans un ciel serein
Côté Saint-Denis en grand on ne sait évidemment pas ce qui se passe durant les vingt-quatre heures qui suivent. Nous pouvons dire, en revanche, ce que nous avons vécu côté Saint-Denis en commun. Si quelques aspects assez secondaires sont discutés et font l’objet de quelques nuances d’appréciation, la validation des termes de l’accord s’y impose néanmoins, dans une unanimité parfaite.
Pourtant, le lundi après midi nous voilà frappés par la foudre. À ce moment-là, nous ignorons encore qu’il ne s’agit que d’une première secousse, puisque nous ignorons évidemment la suite de l’histoire. Sur la base d’explications aussi entendables dans l’absolu que totalement incongrues dans le contexte, cinq colistier·es de Saint-Denis en commun nous annoncent leur retrait de la liste. Ils et elles ont tous suivi les négociations de très près et y ont même participé. Elles et ils ont validé l’accord. Les explications qu’ils et elles nous ont données leur appartiennent, à eux de les rendre publiques s’ils le souhaitent. Nous nous en tiendrons à ceci : sur le moment il n’y a qu’une chose qui mobilise notre attention, il faut (re)constituer notre part de la liste fusionnée, tenir nos engagements vis-à-vis de nos partenaires de « Vivons Saint-Denis en commun ». C’est en effet là, le nom de la liste d’union. Cette reconstitution est rondement menée. Ce ne sont ni les volontaires ni les talents qui manquent. Nous n’y faisons pas attention sur l’instant mais, dès ce moment cependant, nous ne sommes plus en mesure de maintenir la liste Saint-Denis en commun pour un second tour en forme de triangulaire. La question n’est évidemment pas administrative mais politique : il est parfaitement possible de déposer notre liste de premier tour sans l’accord des colistier·es, mais cela n’aurait aucun sens. Quelle importance de toute façon ? L’union est faite, le rassemblement est réalisé, la dynamique est lancée.
La tempête approche mais… jusqu’ici « tout va bien »
Tout va bien vraiment ? Oui, pour l’essentiel, tout va bien, si ce n’est que nous découvrons que le « cas Madjid » n’est pas aussi bénin que nous le supposions. L’insistance enfle de plus en plus du côté des ex-« en grand ». Entendons-nous bien. La plupart d’entre nous imaginions assez bien que notre camarade ne faisait pas, n’a jamais fait l’objet d’une unanimité enthousiaste chez nos partenaires. Mais on se dit que c’est périphérique.
D’une part, parce que même si certaines manifestations singulières de l’antiracisme de Madjid peuvent être considérées comme faisant débat, on se dit que depuis, sa brillante participation à l’organisation de la marche contre l’islamophobie emporte tout. Cette manifestation gigantesque où se sont retrouvés tous ces député·es du PCF, écolos ou Insoumis·es, où le secrétaire général de la CGT côtoyait les responsables nationaux de Solidaires… cette manifestation nous a rassemblés dans la rue avant notre rassemblement dans les urnes.
D’autre part, ce rassemblement dans les urnes présente, à cette étape, toutes les caractéristiques d’un accord solide.
Et n’en déplaise à Mathieu Hanotin, nous n’assistons en aucun cas à un mariage de la carpe et du lapin. Pour ce que ça vaut et vu la suite, le candidat socialiste a tort de se croire tiré d’affaire. Son probable succès sera moins sa victoire, c’est à dire celle du cynisme social-libéral, que la défaite d’un autre cynisme, celui du PCF, qui abandonnant tout principe aura choisi de se vautrer dans le marketing électoral. Mais n’anticipons pas.
Frappés par la foudre
En cette soirée de lundi et toute la journée du mardi, les choses s’enveniment. On peut imaginer que, voyant la recomposition de notre contribution en termes de candidat·es à la liste de second tour, plusieurs considérations traversent les méninges mises à rude épreuve de Laurent Russier et de ses ami·es. Comme par exemple : « les potes de Bally ne peuvent plus déposer de liste indépendante et nous imposer une triangulaire ». Ou encore : « houlà ! Le casting est encore plus inquiétant que prévu… », « vu comment ils nous ont fait chier à 5 ou 6 pendant le mandat précédent, tu imagines ce que ça va donner à 18… ». Peu importe finalement. La suite est connue, elle a été relatée par voie de presse. Il y est essentiellement question d’un bouc émissaire. On exige de nous, de façon de plus en plus pressante non seulement de lâcher un ami et un camarade, mais également de trahir nos principes antiracistes. Nous déclarons que c’est impossible mais que nous restons disponibles pour une liste fusionnée avec Madjid, jusqu’à l’heure de fermeture de la préfecture. On s’organise : une équipe en possession des documents administratifs nécessaires se rend à Bobigny dès le milieu d’après-midi. Elle verra le mandataire de Laurent Russier sortir de la Préfecture, après avoir déposé la liste Saint-Denis en grand, assistera à l’ultime tentative de Madjid de sauver la baraque. En vain. Fin du suspens, début du cauchemar.
L’inacceptable, suite sans fin…
Un cauchemar dont on peine à saisir l’économie complexe et les éléments contradictoires ou simplement paradoxaux qui le structurent.
Le premier le plus évident suscite une colère sidérée.
Laurent Russier et ses spin-doctors peuvent tordre le truc dans tous les sens, convoquer fébrilement les figures les plus improbables d’une dialectique laborieuse, rien n’y fait. Aucune contorsion ne peut justifier la gifle qu’ils ont asséné à l’antiracisme en général et à la lutte contre l’islamophobie en particulier. De leurs propres rangs, se sont d’ailleurs immédiatement élevées les voix de l’honneur qui dénonçaient cette honte de voir resurgir les fantômes des bulldozers de Vitry. Car en vérité, ce qui relie les deux est tragiquement inévitable. À tripoter dans le sens du poil les secteurs de l’électorat gangrénés par un racisme même camouflé en sectarisme pseudo laïque, on chope de vilaines pustules qui ne cicatrisent jamais vraiment. La conséquence, on la connaît : l’auto-relégation, sous l’effet d’un dégoût bien compréhensible, en dehors du champ politique de pans entiers de notre camp social. Au final, c’est toujours jouer le jeu assez peu réaliste de qui gagne… perd.
Et franchement, les communistes du PCF (si, il en reste) méritent et valent mieux que ça.
Le second, qui vient plus tard, relève certes de la politique fiction mais permet une démonstration tout à fait instructive. Imaginons en effet que Bally Bagayoko soit arrivé devant Laurent Russier au premier tour… et imaginons maintenant la même séquence sous cet angle. Les deux constatent le bel accord (et très vraisemblablement exactement le même que celui que nous connaissons), puis Laurent dit à Bally : « bon, tout ça est bien cool mais, la condition que nous mettons à venir sur ta liste c’est que tu vires Madjid ». Peut-on soupçonner Bally de répondre autre chose que ce qu’il a répondu en vrai : « non » ? Bien sûr que… non. Dès lors, la suite de ce dialogue fictionnel coule toute seule. Réplique obligée de Laurent Russier « bon ben ok, on fusionne en gardant Madjid sur la liste ».
Le troisième, qui fait toile de fond faussement secondaire, relève du rapport entre positions dans l’institution et actions militantes. Pendant les six ans qui viennent de s’écouler nous avons tenté de construire, de ce point de vue, une dynamique utile à nos luttes populaires en conjuguant les exigences de justice sociale, de révolution écologique et de démocratie permanente. Il y a eu des tâtonnements et des échecs mais aussi quelques belles réussites. S’agissant de ces dernières, peu importe que le spectaculaire n’ait pas toujours été au rendez-vous. Peu importe que nous ayons dû dépenser tant d’énergie à convaincre aussi bien les sceptiques qui nous voyaient déjà pris de gestionnite aiguë et de trahisionite purulente, que les cyniques qui s’impatientaient que cela « nous passe avec l’âge ».
Le quatrième, qui surpasse tout le reste : les bagarres sont devant nous. Quel que soit le vainqueur de ce second tour. La crise qui vient s’annonce gigantesque et sa déclinaison locale cataclysmique. Pour y faire face, nous aurons besoin d’un front social et politique uni malgré tout. Nous aurons également besoin d’une force politique capable de conjuguer justice sociale, révolution écologique et démocratie permanente. Sans concessions, sans faux fuyant, sans faiblesse. Bref, une force en capacité d’organiser l’insoumission à une échelle large et sur des bases claires.
À quoi on ajoutera, et au point où nous en sommes, ça va vraiment mieux en le disant : une force politique capable de combattre tous les racismes sans avoir les genoux qui tremblent.
L’expérience que nous venons de vivre a confirmé vivement que ce n’était pas simple. Nous sommes néanmoins confiants sur la capacité des classes populaires à réinventer les outils politiques nécessaires à leurs combats. Nous ne devons pas avoir d’autre ambition que d’y contribuer avec modestie et détermination. Et nous le ferons.
Après un an d’efforts si intenses pour construire Saint-Denis en commun, pour contribuer à l’émergence de quelque chose de nouveau sur des fondations encore inexplorées et incertaines, cela peut paraître difficile à écrire, mais oui et comme toujours : ce n’était qu’un début, continuons le combat.
Saint-Denis le 5 juin 2020
Cécile Gintrac, militante St-Denis en commun,
ex-négociatrice St-Denis en commun.
Vincent Huet, militant insoumis,
futur ex-maire adjoint de Saint-Denis,
ex-négociateur St-Denis en commun.
Isabelle Peltier, militante St-Denis en commun,
ex-groupe de suivi des négociations.
Etienne Penissat, militant insoumis,
futur ex-conseiller municipal de Saint-Denis,
ex-négociateur St-Denis en commun.
annexes
1/ Projet d’Adresse publique aux Dionysien.ne.s co-rédigée et validée le dimanche 31 mai.
Chère Dionysienne,
Cher Dionysien,
Nous espérons que vous et vos proches vous portez bien malgré les temps difficiles que nous vivons.
La crise sanitaire et sociale sans précédent que nous traversons a profondément bouleversé nos vies.
Le coronavirus a fait des milliers de victimes en France et dans le monde et n’a pas épargné Saint-Denis. Sans les « premiers de corvée », dont bon nombre de dionysiennes et dionysiens, notre société et même notre survie n’auraient pas été assurées. Il nous faut les remercier et les assurer de notre solidarité avec leurs justes revendications. Dans cette crise, Saint-Denis a su résister avec l’ADN qui la caractérise : être solidaire, protéger, aider. Si l’épidémie a brisé des vies et confiné nos corps, elle nous a aussi trouvé debout avec la volonté de construire un autre monde, plus juste, plus respirable, plus solidaire.
Cette crise révèle aussi l’échec des politiques menées depuis plus de 30 ans : l’Etat  ne protége plus ses citoyen.ne.s. Les cures d’austérité imposées à nos services publics, et particulièrement à notre hôpital, ont coûté des vies humaines. Ce prix est celui de la casse de notre système de protection sociale, qui a creusé les inégalités et ne font rien face à l’urgence écologique. Plus que jamais nous avons besoin, au contraire, d’un Etat et de communes qui investissent dans des services publics protecteurs pour répondre aux besoins de solidarité, de logement, d’éducation, de santé, de culture et de protection de l’environnement.
L’unité des forces politiques, sociales et écologiques s’impose pour surmonter la crise sanitaire et sociale. Elle en est la condition impérieuse. « Le monde d’après Coronavirus» ne doit pas être un retour au « monde d’avant ». Il doit commencer ici et maintenant, dans notre ville et nos quartiers. Face à tous ces défis, nous devons rassembler toute celles et tous ceux qui partagent cette ambition.
Parce que notre premier devoir est d’être aux côtés des habitant-es face aux dangers qui les menaces, nous avons décidé de mettre en commun nos dynamiques et nos projets pour le second tour des élections municipales.
Le 28 juin, la gravité de la situation clarifie le choix du second tour. D’un côté, autour de Mathieu Hanotin la collusion des politiques qui, depuis vingt ans, ont ruiné notre système de santé et de solidarité, de l’autre, l’union qui fait notre force, avec notre maire Laurent Russier pour vivre Saint-Denis en commun.
Pour ce Saint-Denis, qui est le votre et que nous aimons nous répondons présents !
Pour Vivons Saint-Denis en Grand,  Pour Faire Saint-Denis en Commun,
Laurent Russier  Bally Bagayoko
Signature manuscrite Signature manuscrite
2/ Projet de liste fusionnée, connue des deux parties à l’issue de la rencontre du lundi 1er juin.
     (en gras les candidat-es issu-es de la liste Saint-Denis en commun)
1. Laurent RUSSIER (PCF)
2. Cécile GINTRAC (non-encartée)
3. Bally BAGAYOKO (LFI)
4. Zaïa BOUGHILAS (EELV)
5. Mounir OTHMAN (non-encarté)
6. Jaklin PAVILLA (non encartée)
7. Kader CHIBANE (EELV)
8. Diangou TRAORE (non-encartée)
9. Bakari SOUKOUNA (non encarté)
10. Isabelle PELTIER (non-encartée)
11. Vincent HUET (LFI)
12. Sofia BOUTRIH (PCF)
13. David PROULT (PCF)
14. Conchita DIEZ SOTO DIEZ (LFI)
15. Laurent SERVIERES (ex-EELV)
16. Sophie RIGARD (Place Publique)
17. Victor MOUQUET (EELV)
18. Yarie YANSANE (non-encartée)
19. Hamid YAHOU (non encarté)
20. Cécile RANGUIN (EELV)
21. Lucas FOURNIER (PCF)
22. Salima DJELLAL (non-encartée)
23. Landry NGANG (LFI)
24. Suzanna DELAFUENTE (non encartée)
25. Whalid ALLAM (EELV)
26. Florence HAYE (PCF)
27. Emre ONGUN (LFI /Ensemble!)
28. Séverine KAKPO (non-encartée)
29. Michel RIBAY (ex-EELV)
30. Fatima LARONDE (EELV)
31. Etienne PENISSAT (LFI)
32. Mylène CALA (PCF)
33. Essaïd ZEMOURI (EELV)
34. Martine ROGERET (LFI)
35. Hakim REBIHA (non encarté)
36. Nora BENSALAH (non encartée)
37. Madjid MESSAOUDENE (non-encarté)
38. Nora BACHIRI (PCF)
39. Sam BERRANDOU (non encarté)
40. Nelly ANGEL (LFI)
41. Mathieu RICHARD (non-encarté)
42. Fabienne FLON (EELV)
43. Valentino BERETA (PCF)
44. Melissa LARFA (EELV)
45. Chancel GATSONI (non-encarté)
46. Nesrine GHARBI (non-encartée)
47. Christophe FOUQUET (EELV)
48. Asta TOURE (non encartée)
49. Abderramane MEITE (non-encarté)
50. Habiba M’GHIZOU (PCF)
51. Mouhamed DIABY (non-encarté)
52. Linda TOURSAL (non-encartée)
53. Stéphane PEU (PCF)
54. Nora BEDDAR (non encartée)
55. Didier PAILLARD (PCF)
By | juin 8th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Tentative d’enlèvement

Nous avons appris que Salah Hamouri, avocat Franco palestinien, a fait l’objet d’une tentative d’enlèvement par les forces spéciales israéliennes le 20 mai au matin à Ramallah.

Cette agression d’un avocat sur son lieu de travail par les forces d’occupation est inadmissible.

Ceci est d’autant plus inadmissible que Salah Hamouri est un ressortissant français.

Aussi le gouvernement français doit demander des comptes au gouvernement israélien et exiger que l’intégrité physique et morale de Salah Hamouri soit préservée, que le harcèlement que subit Salah Hamouri de la part des autorités israéliennes cesse.

Nous renouvelons tout notre soutien et toute notre solidarité à Salah Hamouri ses amis et ses proches.

REVE-Insoumis

By | mai 20th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Des services publics pour nous protéger du Covid

Avec le Covid-19, les dionysien-nes font face à une crise sanitaire et sociale sans précédent. De Hollande à Macron, les services publics ont été soumis à des politiques de casse et de privatisation. On en voit le résultat désastreux aujourd’hui, en particulier en Seine-Saint-Denis. Plus jamais ça. Nous avons besoin d’hôpitaux, d’écoles, de services publics communaux bien dotés en moyens et personnels pour nous protéger. Seconde leçon : ce sont les premiers de corvée (caissières, aides-soignantes, livreurs…), majoritaires dans notre ville, qui font tourner le pays. Leurs salaires doivent augmenter. On ne se contentera pas de quelques médailles !

REVE-Insoumis s’est mobilisé pour que la municipalité planifie son action contrairement au gouvernement qui n’a cessé de combiner mensonges et incompétences. Nous avons porté des mesures fortes, dont plusieurs ont été reprises par la majorité municipale : bons alimentaires, gratuité des masques, soutien matériel et financier aux associations de solidarité alimentaire, pas de réouverture des écoles le 11 mai mais dispositif d’accueil des enfants priorisant ceux qui ont été décrochés et ceux des premiers de corvée. La crise ne va pas s’arrêter demain, cette action doit s’amplifier avec la mise en place, pendant les vacances, d’une offre de rattrapage scolaire en effectif réduit, le maintien de bons alimentaires et la production de repas pour les familles en difficultés, l’exigence de l’annulation des loyers auprès des bailleurs.

REVE-Insoumis

By | mai 19th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Echangeur Pleyel : une première victoire!

Les élu-es municipaux de Saint-Denis membres du groupe REVE-Insoumis saluent la première victoire enregistrée dans la lutte contre l’échangeur Pleyel.

C’est d’abord la victoire de la mobilisation et de l’expertise citoyennes des habitant-es et notamment des parents d’élèves du quartier, qui depuis des mois dénoncent avec détermination et documentent avec rigueur la dangerosité de ce projet d’échangeur dont l’une des caractéristiques serait d’encercler le groupe scolaire Anatole France dans un triangle de haute pollution.

Face au mépris de l’État et de ses officines et face à l’accompagnement docile de trop nombreux élu-es du territoire, le collectif militant de Pleyel avait décidé d’engager une procédure en justice.

Plusieurs élus du groupe REVE-Insoumis, dont Bally Bagayoko, solidaire depuis le début de cette mobilisation, se sont joints comme co-requérants à cette démarche.

Le cabinet d’avocats sollicité pour accompagner cette nouvelle étape de la lutte vient de communiquer que :

« La Cour administrative d’appel de Paris vient de nous transmettre l’ordonnance rendue ce jour par le juge des référés s’agissant de notre demande de suspension de la décision de la Préfecture déclarant d’intérêt général les travaux d’aménagement du projet d’échangeur : le juge a accueilli notre demande et a suspendu la décision ! (… ) Le juge a relevé qu’au moins deux arguments étaient de nature à remettre en cause la légalité de la décision de la Préfecture :

  • Irrégularité de la procédure de concertation du public : méconnaissance du droit du public d’accéder à des informations suffisantes et pertinentes dans l’hypothèse où la cohérence d’ensemble des différents projets d’aménagement en cours n’a pas été prise en compte (inclusion dans le périmètre des JO) ;
  • Erreur manifeste d’appréciation compte-tenu des conséquences sanitaires négatives du projet et de son impact sur la dégradation de la qualité de l’air au niveau des sites sensibles.

La Cour administrative d’appel de Paris sera amenée à statuer définitivement sur l’arrêté préfectoral contesté dans plusieurs mois. Dans l’attente, sauf à ce que les Ministères concernés se pourvoient devant le Conseil d’État, ce qui est envisageable, les travaux ne pourront pas débuter. »

Cette première victoire est un encouragement à rester mobilisé·es.

Il est maintenant indispensable que toutes les parties concernées travaillent sincèrement avec la population sur la base du projet alternatif envisagé par les habitant-es eux-mêmes.

Nous assurons tou·te·s les habitant-es du quartier Pleyel et plus largement, tou·te·s les citoyen·nes de Saint-Denis solidaires de cette lutte, de notre détermination à la poursuivre à leurs côtés.

By | mai 6th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Accueillir et protéger !

Asile politique hier, protection humanitaire aujourd’hui, les modalités de l’accueil ou du rejet des réfugiés sont toujours un choix politique des États. L’Etat ne procure aucun toit pour se protéger, continue à évacuer les campements de réfugiés, alors que la crise du Covid-19 devrait plutôt conduire à donner les moyens de se confiner.
Nous assistons à un formidable élan d’entraide et de solidarité, pour pallier l’urgence… sans l’Etat.
Le confinement est une menace pour les plus vulnérables d’entre nous, quand elle est utilisée comme prétexte pour attaquer ceux qui n’ont ni logement, ni papiers, ni droits pour les protéger. Et nos élans de solidarité se brisent quand les démunis sont davantage enfoncés dans leur misère, harcelés par des forces de l’ordre qui continuent à contrôler celles et ceux qui dorment sous un pont voire les verbaliser.
Devant cette hypocrisie, le groupe d’élu-es REVE-Insoumis demande que les élu-es locaux prennent des mesures, et spécifiquement à notre municipalité de répondre aux demandes des collectifs sur l’accès à l’eau, au gel et aux masques, la protection des mineur-es entre autre, la réquisition des chambres d’hôtel avec une priorité pour les personnes porteuses de handicap, les femmes et les mineur-es, réquisitions des locaux vides,

By | avril 29th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Les résidents du foyer Romain Rolland en sursis ?

Les problèmes liés à la gestion des foyers de travailleurs migrants ne sont pas une nouveauté et cette crise sanitaire aggrave encore plus la situation.
Le confinement et les gestes barrières sont quasi-impossible à respecter, rien n’est organisé par Adoma : pas de distribution de masque ni de gel hydroalcoolique comme l’exige pourtant l’arrêté pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour ces établissements. La suroccupation et la vétusté des chambres, des sanitaires collectifs, un habitat dégradé, aucune mesures de protection, des règles abusives et infantilisantes auxquelles sont soumis les résidents sont des facteurs de propagation du virus. Sans compter le fait que les résidents les plus âgés des foyers, notamment, ont des facteurs de comorbidité plus élevés du fait des professions exercées et des conditions de vie.
Adoma est défaillant sur l’accompagnement des personnes vieillissantes et isolées.
Adoma a abandonné les résidents qui aujourd’hui vivent dans  l’insécurité et ne peuvent faire valoir leurs droits. Il doit assumer toutes ses responsabilités de propriétaire, tant dans l’entretien de son patrimoine immobilier, en particulier de ce foyer, vétuste et qui doit être détruit, que pour le relogement de ses locataires et la sécurité du foyer.
Rappelons que ce foyer est également un CHU ( Centre d’hébergement d’urgence) qui accueille des réfugiés, des demandeurs d asile… ) et de fait de la responsabilité du préfet donc de l’Etat.
Le groupe REVE-Insoumis demande que  les représentants élus des résidents soient reconnus et respectés et qu’ils aient un interlocuteur référent avec qui dialoguer dès maintenant.
La mise en place urgente des mesures de protections pour les résidents (masques, gants, gel en grand nombre, nettoyage 7j / 7 et désinfections régulières des parties communes, numéros d’appel pour ceux qui n’ont pas de médecin traitant, solutions de confinement et d’isolement accompagné pour les malades…).
Nous demandons à Adoma de suspendre immédiatement le paiement des redevances, revues à la baisse pour tous et particulièrement pour ceux qui sont privés de revenus.

 

By | avril 28th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

L’activité du service Développement local de Plaine Commune

La période est singulière pour les services de nos collectivités, les conditions de travail difficiles, mais les responsabilités de l’action publique restent d’actualité. En ces temps de pandémie et de confinement, la responsabilité de Plaine Commune et des Villes est particulièrement importante. L’activité du service du développement local en est une forte illustration. Masques, alimentation, ravitaillement en produits frais -et sains-, c’est toute une énergie, des intelligences collectives qui se révèlent et se mobilisent. Une enjeu de taille aussi pour dès aujourd’hui et demain, une autre économie locale un autre développement par et asservie des habitant-es. 

Note d’information
1.    Activités du pôle tourisme et patrimoine

Dossiers liés à la crise Coronavirus
–  Le pôle veille attentivement sur l’impact de la crise sur le secteur du tourisme, y compris pour les aides et la communication avec les acteurs en direct, en lien avec les autres services économiques.
–  Le confinement a déplacé certaines occupations illégales du domaine public. Les problèmes ponctuels qui s’en suivent (ex : Porte de Paris) sont suivis, avec l’appui du groupe de travail tourisme et sécurité, en lien avec les villes.
–  Une réflexion est engagée avec les partenaires (Office du Tourisme Intercommunal, Comité régional du tourisme, OTCP…) sur une préparation de sortie de crise.
–  Une réflexion est menée en interne à Plaine Commune sur la taxe de séjour. Je me suis prononcé pour un report du versement de celle-ci.

 Au-delà de ces actions liées à la pandémie, le travail se poursuit sur les dossiers courants :
– Valorisation du Canal St Denis : En lien avec l’OTI et les Villes, lancement de la 5ème édition de la Street Art Avenue (SAA),
o   Préparation de l’inauguration de l’évènement « La Seine  à vélo » (13/6), préparation des animations bassin de la Maltournée dans le cadre de l’Eté du canal (18/19 juillet).

 Certaines manifestations seront peut-être annulées ou reportées
– Le travail partenarial se poursuit avec le Marché aux Puces de Saint-Ouen. Une convention est en cours d’élaboration.
– La mission de valorisation des savoir-faire locaux, de l’artisanat d’art et de la création se déploie, en particulier en préparant les prochaines Foires des savoir-faire et dans l’accompagnement des acteurs dans le dépôt de demandes de subventions et des dispositifs d’accompagnement liés aux confinements.
– En matière de patrimoine, ce temps de confinement est mis à profit pour valoriser les richesses patrimoniales auprès des habitant.e.s, des agents, salarié.e.s en collectant des ressources auprès des partenaires et en diffusant via sites internet et réseaux sociaux .

2.    Activités du pôle ESS et économie alternative

Dossiers liés à la crise Coronavirus
– Un diagnostic de la situation des acteurs ESS est en cours et la réflexion est engagée sur les éventuelles évolutions de l’appel à projet ESS qui devra faire l’objet de décisions rapides pour qu’il soit lancé dans des délais raisonnables . (NB : 3 autres appels à projet de Plaine Commune vont être lancés, dans les délais prévus initialement).
– Le Fonds d’Avances Remboursable de Garances, auquel participe Plaine Commune, nous a sollicité pour renforcer ses moyens d’aide aux structures ESS. Une réponse positive est soumise à validation de la présidence de l’EPT.
– Nous soutenons activement la coordination des acteurs ESS qui se mobilisent sur la crise d’une part dans le domaine alimentation/agriculture (maraîchage et distribution de repas, livraison vélo), d’autre part sur la fabrication de masques.
–  Les différentes mesures prises pour accompagner ces acteurs fait l’objet d’une veille permanente et de communication en direct avec les acteurs.

  • Suivi des dossiers courants :

– Le lancement de l’Appel à Projet ESS se prépare.
–  Le dossier de la Centrale de mobilité à l’Ile-Saint-Denis a pris du retard et continue d’être suivi attentivement en lien avec la Ville.
–  L’appel à Manifestation d’intérêt Cress/Ademe  L’ESS : accélérateur des transitions écologiques est à l’étude.
–  L’Appel à projet agriculture urbaine « Quartiers Fertiles » de l’ANRU fait l’objet d’un repérage des possibilités en lien relation avec les Unités Territoriales Rénovation Urbaine de Plaine Commune.
– La Boucle Alimentaire Locale de Stains est accompagnée notamment sur la mise en place de l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) pour la mise à disposition de foncier sur la ZAC des tartres.
– Le projet d’agriculture urbaine Fort de l’Est à Saint-Denis connaît désormais ses lauréats (La Sauge et Engrainage), le travail se poursuit avec les autres services de Plaine Commune impliqués (aménagement, écologie urbaine notamment) et la ville de Saint Denis.

Je tiens à saluer la professionnalité et l’engagement des services dans des conditions très particulières et difficiles.

Toutes ces actions s’inscrivent dans nos orientations de valorisation et de durabilité de l’économie locale, de déploiement de filières métiers ancrées dans le territoire et de la stratégie adoptée par Plaine commune en matière d’alimentation et d’agriculture urbaine, dans lesquelles les villes ont toute leur place.

Patrick Vassallo, Saint-Denis le 20.04.2020

By | avril 27th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Suspension des loyers

Empêcher le drame social que provoque le confinement doit être prioritaire. La lutte contre le covid-19 ne doit pas se traduire par le creusement des inégalités et de la pauvreté. A ce jour, les mesures annoncées par le gouvernement ne sont pas à la hauteur. Ceux et celles qui sont en chômage partiel vont malgré tout perdre plusieurs centaines d’euros par mois. Les quelques mesures annoncées par Macron pour les allocataires APL et les familles au RSA ne concerneront que peu de personnes et ne seront versées que mi-mai. Et c’est sans compter ceux et celles qui ont perdu leur emploi, les intérimaires et les CDD qui ne sont pas reconduits et tous ceux et celles qui, sans-abris ou sans-papiers, se retrouvent encore plus en difficulté. A Saint-Denis, on le constate tous les jours : le nombre de familles qui n’arrivent tout simplement plus à se nourrir augmente fortement.
Payer son loyer est aujourd’hui la principale charge pour les familles. Beaucoup de locataires ne vont plus pouvoir payer ou alors le faire au détriment de leur survie (alimentation, soin). Les mesures prises par certains bailleurs sociaux du département sont insuffisantes pour faire face à la crise.
Le groupe des élu-es REVE-Insoumis soutient donc l’appel lancé par les amicales de locataires du 93 qui exigent la suspension de la perception des loyers et des charges, des facilités d’échelonnement et la levée des sanctions pour les familles en difficulté financière, l’arrêt des expulsions, l’application de loi de réquisition. Ces mesures doivent être garantie par l’Etat en donnant aux bailleurs les moyens de cette politique en mettant en place un fond d’indemnisation.

By | avril 23rd, 2020|Categories: communiqués|0 Comments

Un PLUI qui ne répond pas aux urgences démocratiques, sociales et écologiques.

Ce PLUI même modifié me pose plusieurs problèmes :

– sur la méthode, elle est profondément antidémocratique : les documents définitifs ont été reçus à peine une semaine avant le Conseil du Territoire. Ce vote  va engager les villes de Plaine Co alors que les élections municipales sont en cours et qu’il existe des débats de fond sur les questions d’aménagement. C’est donc en soi une forme de passage en force.

Nous avions déjà en Conseil Municipal à Saint-Denis critiqué la faible implication des citoyens dans l’élaboration du PLUI alors même que des mobilisations sont en cours sur l’urbanisme dans plusieurs villes et quartiers.

Sur le projet d’échangeur autoroutier à Pleyel, nous notons que désormais le projet annoncé est plus flou et s’en tient à la mention de la construction de bretelles complémentaires. Est-ce que ça permettra de renégocier ce projet scandaleux qui va polluer les habitants de Pleyel dont notamment les enfants de l’école Anatole France ? Nous l’espérons. Des recours juridiques sont en cours. Mais nous espérons aussi qu’en cas de en cas de victoire de ces recours, ce flou ne permette pas de ne pas réviser le PLUI pour passer en force un autre projet via la loi JO.

Par ailleurs, en tant qu’élue Insoumise je continue de considérer que ce PLUI ne répond pas aux enjeux de notre territoire.

–  c’est un PLUI qui s’inscrit dans la logique d’une urbanisation à marche forcée et de développement territorial « productiviste », bâtisseur pour assurer son développement et qui n’envisage nullement un développement endogène. C’est la logique des grands projets figées dans les OAP.

– c’est un PLUI qui ne dit pas assez comment nous allons tenir compte des problématiques climatiques et environnementales et qui dans certains répond à côté de ces problèmes.

Un exemple : il autorise la construction d’immeubles de 20m de hauteur avec des reculs (c’est-à-dire un espace) entre deux immeubles de 6m.  C’est trop peu. Il aurait fallu des règles pour imposer des reculs plus importants. Concrètement cela risque de nuire à la luminosité dans ces constructions et créer des trappes à chaleur.

En faisant comme si la logique des grands projets et de la métropolisation était une fatalité et même un cycle vertueux pour nos villes, il ne protège pas assez les quartiers et l’habitat populaire. Là encore, un petit exemple certaines modifications figent les choses dans le mauvais sens. La part de logement social fixée à 25% dans le PLUI pour le village olympique alors que plusieurs listes à Saint-Ouen proposent de revenir sur les 25 % de logements sociaux négociés par la maire de droite Delannoy.

Depuis plusieurs années, deux logiques se font face dans l’élaboration des projets urbains : une logique de « grands projets » peu attentive aux besoins sociaux et écologiques et qui sert avant tout des opérations immobilières et financières ; une logique d’un urbanisme par et pour les habitants.

Malheureusement ce PLUI ne protège pas de la première logique et ne constitue que trop peu une ressource pour s’y opposer.

C’est la raison pour laquelle je voterai contre.

Martine Rogeret

CT du 25 février 2020

By | février 26th, 2020|Categories: communiqués|0 Comments
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